Presentation du Projet
Dénomination sociale : B
I R I M A
Dans l'histoire traditionnelle Wolof, Birima
était un grand monarque qui ne s’adressait à son peuple qu’une seule
fois dans l'année, et tenait particulièrement au respect de sa parole.
De ce fait, ce présent projet de financement destiné aux populations
porte son nom et compte s’appuyer sur cette valeur intrinsèque.
En s’inspirant de cet exemple, les bénéficiaires de ce fonds de
crédit n’auront d’autres garanties à donner que leur parole, donc
leur honneur à respecter.
Les difficultés rencontrées au cours des années
1980 par les banques de développement, structures de financement
agricoles, des PME/PMI et de l'artisanat, ont contribué à la stagnation,
voire la régression des activités économiques dles pays de l'UMOA.
En effet, cette situation s'est traduite par la liquidation de la
plupart des banques de développement. Cette situation a rendu plus
pressante la nécessité de promouvoir des structures alternatives
de financement, capables d'assurer la mobilisation de la "petite
épargne" en milieu rural et urbain, et de créer les conditions
d'une insertion progressive du secteur informel dans l'économie
moderne.
Dans une première phase de développement de la
microfinance, le savoir-faire des IMF (Institutions de Microfinance)
s'est focalisé sur des produits faciles à gérer (souvent, le micro-crédit
solidaire), permettant ainsi une certaine "standardisation",
donc une croissance rapide permettant d’atteindre l’équilibre financier.
Une hypothèse implicite était que le client serait satisfait par
de tels services - puisque ce client était par ailleurs exclu des
systèmes financiers formels, et était prêt à payer un taux d’intérêt
élevé contre un accès à ce type de services -. L’arrivée à maturité
du secteur de la microfinance a changé cette donne : d’une part,
les IMF matures ont une meilleure capacité à gérer des produits
financiers diversifiés ; d’autre part, la concurrence naissante
entre institutions pousse les IMF à vouloir davantage fidéliser
leurs clients, et mieux analyser leurs besoins afin d'adapter leurs
produits. L’abandon de certaines IMF par leur clientèle insatisfaite,
phénomène observé récemment, met en valeur la nécessité
d’élargir la gamme des produits, pour répondre à des besoins
en constante évolution. Ces dernières années, paradoxalement à cela,
alors que se sont multipliées les institutions de microfinance,
et que la concurrence entre eux commence à se dessiner, le constat
des limites des services offerts par ces institutions apparaît plus
net. Une vision dite "minimaliste" de la microfinance,
plaidant pour une mise en place rapide d’institutions offrant des
produits simples et déconnectés des services non financiers, a dominé
le secteur- mais on en constate aujourd’hui les limites. La base
des services financiers offerts par les IMF (hormis des produits
d’épargne simples) repose en général sur le micro-crédit à court
terme (durée inférieure à douze mois). Ce micro-crédit est en général
adapté pour financer la trésorerie des activités génératrices de
revenus des micro-entreprises. Cela, bien évidemment, ne couvre
qu'une partie des besoins ; dès que l’on parle d’investissements
(pour l’agriculture comme pour les micro-entreprises), il est
nécessaire de prêter plus d’argent, sur une plus longue durée.
Pour des crédits plus importants, les mécanismes de garantie, du
type caution solidaire, ne sauraient s’appliquer et l’institution
ne peut, pour autant se limiter aux garanties classiques imposées
par les banques ; pour des crédits d’investissement à moyen terme,
l’analyse et le suivi des prêts doivent intégrer à la fois la personne
(approche adoptée par la plupart des IMF, qui "présélectionnent"
le demandeur, mais n’analysent pas dans le fond l’activité ; l’objet
du crédit est libre) et l’activité/l’entreprise (approche bancaire
d’analyse de la rentabilité, de la trésorerie…).
Il est dès lors évident que le besoin de diversification des produits
(de façon à offrir aux clients des IMF une plus large gamme de services)
se fasse sentir. Il est vital pour les IMF de chercher à optimiser
leurs systèmes de distribution et de communication.
La satisfaction des besoins de la clientèle PME
obéit à une logique de "bancarisation", mais leur niveau
de revenus et leur potentiel économique sont insuffisants pour convaincre
les banques commerciales (manque de garanties, prêts de faible montant).
Concernant des demandes de subvention pour des fonds de roulement,
l’acquisition ou la réparation de petits équipements, la demande
porte essentiellement sur des crédits de court terme. Entre les
IMF qui offrent aux MPE des financements de court terme, et les
banques commerciales qui réservent leurs prêts aux grandes entreprises,
le financement de l’investissement des MPE constitue le maillon
manquant. Les commerçants, importateurs et les salariés rencontrent
les mêmes difficultés, les uns pour trouver des financements adéquats
et adaptés à leurs activités, les autres pour financer leur habitats.
.
Les statistiques ont confirmé le faible niveau
d’intervention des IMF dans le financement des besoins de la PME,
contrairement à la MPE qui bénéficie d’importants services financiers.
La garantie est un obstacle à l’obtention de financements
adéquats et les mesures de sécurité prévues par l’OHADA buttent
sur des difficultés d’ordre techniques, culturelles, et parfois
financières (coûts prohibitifs de certaines garanties telles que
l’hypothèque). Pourtant les réalités africaines révèlent une possibilité
de mise en place de mécanismes de garanties, de nature à couvrir
le risque de défaut, en se fondant exclusivement sur le fonds axiologique.
Cette initiative découle de la volonté commune
de chefs d’entreprises, d'artistes de renommée et de la profession
libérale. Conscients de la nécessité d’impulser un élan nouveau
par le développement endogène, et convaincus que le développement
économique transite par la nécessaire réduction de la pauvreté,
ils ont eu la volonté de venir en aide, (de par leur crédit, leurs
relations et leur fonds propre) aux PME, en général, afin de leur
permettre d'asseoir une meilleure pérennité et une bonne rentabilité
de leurs activités, grâce à des conditions d’accès aux financements
très souples et modérées.
Les succès affirmés des IMF ont convaincu les
promoteurs à mettre en place une telle institution de financement,
vu les tracasseries administratives souvent rencontrées (auprès
des banques). Ce concept satisfait à tous les niveaux les besoins
des adhérants, sans tracasseries aucunes. Un intérêt sur les parts
sociales respectives et des récompenses de participation au bon
fonctionnement sont servis. Cette coopérative de crédit contribue
à éradiquer la pauvreté. Elle finance et soutient l'éducation des
adhérants, en favorisant l'esprit d'entraide et d'initiatives personnelles.
Cette forme de coopérative encourage également activité productrices
de revenus en fournissant le crédit requis par ses adhérants Cette
adéquation de la coopérative correspond aux objectifs des promoteurs.
Missions
de l’institution
Ambitions et rôle de la future institution sur le marché.
-
Offrir des services financiers aux populations
dont le besoin financier n’est ni couvert par les banques commerciales,
ni couvert par les institutions de microfinance. Il s’agit à
titre principal des PME
mais aussi des commerçants importateurs, sans oublier les
salariés pour le crédit habitat, et les musiciens pour la réalisation
de leurs productions artistiques. Plus généralement, l’institution
s’adresse aux emprunteurs désireux d’entreprendre, mais dont
les besoins ne sont ni couverts par les banques commerciales
faute de garanties, ni par les IMF, faute de ressources disponibles
à long terme.
-
Offrir des crédits sans garanties réelles,
et sans épargne préalable. Son originalité : totalement
adapté aux besoins des cibles de l’institution. Il s’agit en
fait d’un prêt accordé sans garantie, ni caution personnelle,
susceptible de financer les frais liés au lancement de l’entreprise
(constitution du fonds de roulement, frais de démarrage...)
et à son développement. La base de la relation de crédit sera
la confiance entre l’institution est les adhérants, l’idée est
de nouer d'avec le bénéficiaire un "pacte d’honneur"
dont la base repose essentiellement sur des valeurs traditionnelles
et collectives.
-
Déterminer au mieux les perceptions, les
besoins et les désirs des marchés cibles et y répondre par la
conception, la communication, la tarification et la distribution
d’offres adaptées et compétitives.
Il s’adresse aux petites entreprises :
- en phase de création, c’est à dire immatriculées depuis moins
de trois ans, employant au plus 10 salariés, et n'ayant pas encore
bénéficié d'un financement bancaire à moyen ou long terme,
- ou en phase de reprise de tout ou partie d'un fonds de commerce
existant, à l'exclusion des entreprises en redressement ou en liquidation
judiciaire.
- PME
- Commerçants
- Entrepreneurs individuels
- Artistes
- Salariés
- L’objectif général est d’offrir des services financiers adaptés,
et dans la mesure du possible, sans garantie (PME, commerçants
dont les besoins ne sont ni couverts par les banques, ni par les
institutions de microfinance).
- Satisfaire les besoins évolutifs de micro entrepreneurs non
bancables à forte croissance, et de PME/clients
- Mettre au point une méthodologie efficace d’octroi de crédits
à des PME et salariés
- Objectifs quantitatifs minimaux - PME :
500 crédits pour 25 à 50 millions de FCFA sur 5 ans (500 sociétaires)
Objet des financements : projets d’investissement et fonds de roulement –
couplage du court et du moyen terme - durée moyenne de 30 mois -
taux d'intérêt linéaire de 16 % sur le capital initial (soit environ
25 % en TEG),
Les développements de ce paragraphe sont tirés de la page
http://www.lamicrofinance.org/resource_centers/diversification
Pour le financement des PME voir le rapport « Diagnostic approfondi du secteur de la microfinance et analyse des opportunités d’investissement Microfinance et financement des PME et MPE – Issa Barro, Août 2004 »
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Youssou N'Dour
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