Presentation du Projet
Youssou N'Dour
Résumé historique Birima
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Histoire de Birima

Birima est un prénom wolof dérivé de l'arabe ( Ibrahim ou Abraham ). C'est un prénom aussi bien masculin que féminin. Sonorité virile et pourtant douce, une phonétique facile et universelle, avec une orthographe simple.

Ce prénom évoque deux choses :
- une chanson
- une histoire 

Une chanson
Birima évoque l'une des plus puissantes compositions musicales de Youssou Ndour ; un air à travers lequel l'artiste rend hommage à une histoire, une hymne qui a fait le tour du monde, une chanson fredonnée en choeurs par tous les peuples.
 

Une histoire
Personnage légendaire du Sénégal, Birima Ngoné Latyr Fall a régné dans le Royaume du Kajoor de 1855 à 1859. Aussi surnommé Birima Meissa Teind Dior, du nom de son grand-père, Damel lui aussi (1832-1855) qui l'éduqua, l'aima et l'estima fort beaucoup.


Au milieu du XIXe siècle, le Royaume du Kajoor est affecté par des remous politiques et sociaux propres aux "déclins“. La société Ceddo (cercle par essence guerrier où l'on enseigne bravoure, courage, honneur, droiture et fidélité) commence à s'éteindre du fait de la percée de l'islam et du colonialisme. Dans cette société où la parole était d'or, parce que sacrée, l'oeuvre individuelle, positive comme négative pouvait affecter les siens, voire le clan entier, au plus profond d'eux.


                                Birima ma ca benn baat ba
                               bu waxee ren ba laa waxati dewen
                              - Brima, l'homme à la parole sacrée,
et qui ne
                               s'adressait à son peuple qu'une fois dans l'année -


Voici les louanges des griots, chantres de l'histoire pour ce Damel nourri des plus belles traditions d'honneur.

Issu de la lignée royale des Fall-Thiendella, l'une des trois grandes branches qui a dirigé le royaume du Kajoor depuis le XVIe siècle, Birima a su gagner l'estime de son peuple, en mémoire pour son grand-père qui a connu vingt années de règne prospère et paisible.


A la mort de Birima en 1855 ; le peuple n'a pas hésité à trancher entre le fils et le père car, parmi les prétendants à la succession au trône, il y'avait aussi Macodou, son père.


De son règne, Birima tenta de pérenniser le pouvoir des "Geej" réputés pour avoir donné au Kajoor ses plus valeureux souverains et ce, depuis 1763, année de règne du Damel Madior II.


Birima est le frère de Bour Saloum Samba Laobé Khouredia Mbodj Fall, fils de Macodou et d'une princesse Gelowaar. C'est le premier Damel a avoir eu des démêlés avec les impérialistes français basés à l'époque à St Louis, car, après avoir signé avec eux un traité dont il ignorait le "fond“, il fit vite volte-face lorsqu'il se rendit compte que ce pacte n'était en fait qu'un simple leurre en vue d'annexer son royaume. Le chemin de fer, tant convoité par les colons français servait plutot à transporter leurs troupes. Mais à sa mort en 1859, son père Macodou accède au règne, avant d'etre chassé du pouvoir en 1861 par les français qui installent à leur tour Madioidio Deguene. Lat Dior Ngoné Latyr, le frère cadet Birima sonne la révolte et prend les armes avant d'arracher le pouvoir des mains de Madiodio Deguène Codou. En 1862 , Lat Dior bat les français à la bataille de "ngol ngol",  accompagné d'une forte armée

.
L'armée Ceddo de Lat Dior fut conduite par le plus brave d'entre eux, le valeureux Demba Waar Sall, fils de Dior Mbaye, en compagnie de ses frères  Meissa Mbaye, Bounama et Sangoné Dior, en coalition avec tous les nationalistes de l'époque, frustrés par les agissements des colonialistes. Des chefs religieux comme le vénérable Khaly Madiakhaté Kala se sont aussi joints à leur cause.


Lat Dior, dans cet ordre d'idées,  est le continuateur de l'œuvre Birima !

D'ailleurs, il éduqua les enfants de Birima, dont deux d'entre eux, en l'occurrence Saaxewar Niabass et Cendeela Niabass, acceptèrent volontairement de l'accompagner à la mort, à la bataille de Dékheule,  le 27 octobre 1886. Avant sa mort, Lat Dior a dit l'essentiel à Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba, à qui il confia sa famille et le salut de son âme :


  Mbakke ! Xam naa ni juboo nga ak sa boroom ba  loo wax mu def ko waaye , kajoor da ni ma yowa yowa ba manatumaa dellu ganaaw !  
  ( Mbacke ! Je sais que vous étés en prfait accord avec votre créateur et qui n'hésite pas à éxaucer vos vœux. Mais, mon peuple a dit que  " c'est moi ! " ) 

Lui dit-il


Ces paroles de "Gor"  ( homme de principe )  ébranlèrent le saint homme qui le dissuadait d'aller au suicide, à la rencontre des troupes coloniales, corps et mains nus, même pour l'honneur !

La mort plutôt que la honte de la soumission et de la servitude !

C'est comme qui dirait, l'esprit de Birima s'agitait en lui!

C'est toute la tradition d'honneur, toutes les valeurs des  "gens  à la parole sacrée" qui animaient le "dernier des Ceddo“.

Donner à cette œuvre humanitaire le nom de cet homme illustre qu'est Birima, c'est, sans nul doute, rendre au Sénégal, sa gloire  d'antan !


C'est une volonté de ressourcer les enfants de ce pays aux valeurs authentiques qui fondent les grandes nations : le respect de ses ancêtres  et la poursuite de leur ideal de mieux être .

Cet homme que Youssou veut réconcilier avec son histoire, est l'un des meilleurs "produits" de notre société . C'est le "Gor", celui qui ne ment pas, celui qui ne trahit pas, celui qui ne se dérobe pas  !

En cela , la religion retrouve la tradition car, tous les deux entendent façonner un type d'homme de ce genre : courageux, fidèle, fier, honnête, reconnaissant et travailleur .

Voila pourquoi les adhérents au projet pourraient être ainsi surnommés :
                  Birima samba ( pour les hommes )
                  Birima coumba ( pour les femmes )
                  Birima ndaw ( pour les jeunes ) 

 

Youssou N'Dour

Youssou N'Dour